| ||||||||
Novembre 2001 Satisfaire les besoins de santé des hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes au Sénégal Méthodes de recherche Les chercheurs se sont servis de méthodes ethnographiques et d’enquêtes pour obtenir des informations des MSM âgés de plus de 18 ans dans plusieurs quartiers de Dakar. Dans la phase ethnographique, les chercheurs ont tenu des discussions de groupe et des interviews avec des MSM et des gens en interaction avec ces derniers, tels que les tenanciers de bars, les travailleuses du sexe, et les chauffeurs de taxi. Ils ont aussi observé différents sites, notamment des endroits où les MSM se rencontrent, et des rassemblements où ceux-ci jouent un rôle social reconnu comme les groupements féminins. Ils ont par ailleurs développé des études de cas de huit MSM. Dans la seconde phase, les chercheurs ont enquêté sur un échantillon de commodité de 250 MSM. La classe d’âge des enquêtés se situait entre 18 et 53 ans, avec un âge moyen de 25 ans. Quatre vingt deux pour cent (82%) sont des célibataires et 15% ont déclaré être mariés ; certains étant dans des ménages polygames. Environ le quart (1/4) des hommes avaient des enfants. Plus du tiers (1/3) de l’échantillon appartient à l’ethnie Wolof, avec de nombreux autres groupes ethniques représentés. Le niveau d’éducation était relativement bas : 15% n’avaient jamais été à l’école et 55% n’avaient pas terminé le cours primaire ; les enquêtés ont indiqué un éventail de niveaux de revenus (bas, moyen, et élevé) et d’occupations, notamment des sportifs professionnels, mécaniciens, artistes, journaliers, marabouts, et étudiants. Vingt quatre pour cent (24%) étaient en chômage. L’équipe de recherche a recruté des informateurs en se rendant dans des lieux fréquentés par des MSM, en prenant contact et en développant une relation de confiance avec eux et certains parmi les leaders. Le processus de la recherche a conduit l’équipe de chercheurs à consacrer beaucoup de temps à l’analyse de leurs propres idées préconçues sur la sexualité, en opérant à travers les préjugés et tabous tout en soulignant l’importance du maintien de la confidentialité des informateurs. Toutes les interviews étaient anonymes et les informateurs ont accepté de donner leur accord verbalement en connaissance de cause. Une fois l’accord obtenu, les informateurs ont reçu une petite somme forfaitaire de 2500 FCFA pour couvrir leurs frais de transport, l’information sur les IST et le VIH/SIDA et une référence pour une consultation médicale et un traitement gratuits. Table des matières | Prochaine > Voyez aussi
For additional information please contact: |
| |||||||