Population Council > Horizons > Participation Accrue des PVVIH

Résumé de la recherche

Juin 2002

Il existe quatre types distincts de participation des PVVIH.

L’accès aux services pour les PVVIH suppose la participation à des activités des ONG en tant que bénéficiaires ou utilisateurs de services tels que les soins médicaux, le counseling ou la formation. L’accès est le type le plus courant de participation des PVVIH qui a été observé parmi les 17 ONG participant à l’étude. A ce premier niveau, les PVVIH peuvent non seulement acquérir des connaissances sur le VIH/SIDA mais aussi apprendre à accepter leur statut VIH et à affronter l’infection, ce qui peut les motiver pour aider d’autres personnes.

Je me sentais tellement seul. Je pensais que j’allais mourir sur place…le groupe…m’a apporté beaucoup de soutien psychologique…je ne suis pas allé voir un psychologue mais ce qui m’aidé, c’est d’être avec un groupe de personnes qui se trouvaient dans la même situation. Cela m’a redonné confiance et j’ai retrouvé l’estime de moi-même.
Membre séropositif, Fundación Siempre Vida, Equateur

Voici des exemples de services qui visent à donner aux PVVIH les moyens d’agir et partant à encourager une participation accrue aux activités des ONG :

  • Les formations sur comment mener une vie positive avec le VIH aident les PVVIH à accepter leur statut et leur apportent des informations et des compétences pour prendre en main leur existence.
     
  • Les groupes de parole sont l’occasion de partager des problèmes, de s’apporter une aide mutuelle et sont un espace protégé où les PVVIH peuvent révéler leur statut. Les groupes de parole renforcent l’estime que les PVVIH ont d’elles-mêmes et peuvent les préparer à parler de leur situation à l’extérieur du groupe.
     
  • Les séances de counseling aident les PVVIH à accepter leur statut et les préparent aux répercussions possibles de la visibilité. Les conseillers peuvent orienter les PVVIH vers d’autres activités des ONG et vers des formations pour renforcer leurs capacités afin qu’ils puissent participer plus pleinement.
Le soutien entre pairs, Association Siempre Vida Guayaquil, Equateur.

Le soutien entre pairs, Association Siempre Vida Guayaquil, Equateur.

Le photo : International HIV/AIDS Alliance and Horizons

Lors du counseling…ils découvrent leur valeur personnelle au sein de la société et dans la communauté dont ils proviennent. Les choses qu’ils apprennent lors du counseling, l’éducation qu’ils reçoivent et le partage de leurs propres expériences les aident à révéler leur situation pour pouvoir aider la communauté.
Prestataire de service, Kara Counselling and Training Trust, Zambie

L’inclusion, dans ce cas, l’ONG recrute les PVVIH en tant que personnel peu qualifié ou bénévoles dans le cadre d’activités qui ne sont pas directement liées au VIH/SIDA, pour faire le ménage ou la cuisine par exemple. Les PVVIH peuvent aussi participer de manière bénévole, informelle et occasionnelle à des activités comme les groupes de parole, les visites à domicile ou à l’hôpital ou des actions de sensibilisation. A ce niveau, la formation formelle des PVVIH reste limitée. Les contacts avec d’autres PVVIH sont parmi les motivations les plus importantes pour les PVVIH. En revanche, il n’existe que peu de récompenses matérielles pour leurs efforts. Du point de vue de l’ONG, il peut être rentable d’utiliser des PVVIH comme bénévoles, mais cela peut avoir des effets négatifs si ces bénévoles ne sont pas bien formés.

L’implication. Dans ce cas, les PVVIH dispensent des services liés au VIH/SIDA de manière formelle et régulière en tant qu’employés ou volontaires. Leurs compétences sont reconnues par l’organisation et ils touchent généralement une rémunération financière en contrepartie de leur travail, bien qu’au Burkina Faso et en Equateur, un grand nombre de volontaires réguliers ne soient pas payés. Ces PVVIH participent à la planification des services qu’ils fournissent et, dans certaines organisations, on les consulte à propos d’autres services.

A ce niveau de participation, les PVVIH ont accepté leur statut et utilisent leur expérience de vie avec le VIH/SIDA ainsi que les compétences et connaissances théoriques acquises lors de la formation pour dispenser des services.

Mobilisation et participation des PVVIH

Selon les données recueillies, les PVVIH sont mobilisées de différentes manières :

  • Dans cinq ONG, les PVVIH ont mis sur pied les organisations, souvent en collaboration avec d’autres personnes affectées, des professionnels de santé ou des travailleurs sociaux. Ces ONG sont des organisations de défense des droits des PVVIH et/ou des groupes d’auto-support. Les modèles de participation sont essentiellement la participation accrue et l’implication, bien qu’il y ait également des PVVIH qui utilisent les services. Ces organisations changent en fonction de la composition des membres. Dans le cas de deux ONG, les membres fondateurs séropositifs sont décédés et les organisations se sont peu à peu consacré plus à la prestation de services et moins à la défense des droits des PVVIH.

Dans des ONG sans participation visible de PVVIH au départ, par exemple dans des organisations caritatives, religieuses ou laïques, et des ONG de développement, le processus fonctionne de différentes manières :

  • Les ONG donnent les moyens d’agir et les compétences nécessaires à leurs usagers qui sont séropositifs pour qu’ils deviennent prestataires de services, selon le modèle de l’inclusion et, parfois, de l’implication, comme ceci a été observé dans six ONG. Cela débouche rarement sur la participation accrue des PVVIH à moins qu’il n’existe une politique délibérée de l’organisation comme on a pu le voir dans une ONG en Zambie.
     
  • Les associations recrutent des PVVIH qui ne sont pas des utilisateurs de leurs services et qui sont visibles. Ces PVVIH disposent déjà de l’expérience et des compétences leur permettant d’être prestataires de services ou de faire partie du management de l’organisation (implication et participation accrue). Cette situation a par exemple été observée dans une ONG de développement en Zambie.
     
  • Parfois, un employé ou un volontaire d’ONG découvre qu’il est séropositif alors qu’il travaille déjà dans une organisation et il décide de révéler son statut sérologique. Toutefois, une telle situation ne s’est présentée que dans une seule organisation au Burkina Faso.

La participation accrue. A ce stade, les PVVIH prennent part à la gestion d’une organisation, à la planification de ses activités et à la définition de ses stratégies en tant que directeurs, membres du conseil d’administration ou responsables de programmes. Elles peuvent représenter l’organi-sation à l’extérieur. Ce type de participation suppose une plus grande visibilité des PVVIH qui risque de les exposer à la stigmatisation et à la discrimination, bien que ces PVVIH soient mieux équipées et mieux préparées à y faire face en raison d’un niveau plus élevé d’acceptation personnelle et de soutien.

La participation accrue des PVVIH a été observée dans des organisations qui ont pour vocation de défendre les droits des personnes séropositives, telles que les groupes et réseaux de PVVIH. A une exception près, on remarque que les PVVIH prenant part à la gestion d’une ONG, à la planification de ses activités et à la définition de ses stratégies ont au minimum une instruction secondaire et appartiennent aux classes moyennes. La plupart participent depuis des années à la lutte contre l’épidémie et ont reçu une formation considérable. Voici des exemples de ce type de participation :

  • A MNP+ en Inde et à REVS+ au Burkina Faso, ce sont des PVVIH qui gèrent l’organisation et certains programmes et, à CHEP en Zambie, le coordinateur et l’assistant du programme pour la participation des PVVIH sont tous les deux séropositifs.
     
  • A MNP+ et à REVS+, les PVVIH sont des membres (volontaires) du conseil d’administration. A CHEP et à Kara Counselling and Training Trust en Zambie, les coordinateurs de programme séropositifs participent à la définition des stratégies de l’organisation dans laquelle ils travaillent.

Les PVVIH qui gèrent les organisations et les programmes occupent souvent une position importante à l’extérieur de l’ONG où elles travaillent, exprimant les points de vue et devenant les porte-parole des PVVIH dans différents forums. Un grand nombre d’entre elles participent à des activités de plaidoyer dans les réseaux nationaux et régionaux de PVVIH.

La participation aux activités des ONG peut avoir un rôle thérapeutique pour les PVVIH.

Bien que l’impact de la participation des PVVIH dépende de la manière dont elles sont impliquées dans une ONG, les personnes interrogées durant l’étude ont indiqué dans l’ensemble que la participation a un rôle thérapeutique. L’état psychologique s’améliore grâce à un soutien accru des pairs et une meilleure connaissance du VIH. Les individus sont en général moins isolés. L’état physique est également souvent meilleur car les PVVIH ont plus d’informations sur les traitements, elles savent notamment où s’adresser et comment s’y prendre pour avoir accès aux traitements. Dans certains cas la situation matérielle des PVVIH progresse en raison de la rémunération ou des avantages matériels qu’elles reçoivent en échange de leur travail.Certaines personnes en Zambie et en Equateur ont également expliqué qu’elles avaient adopté des comportements moins risqués, en particulier la réduction du nombre de partenaires sexuels. D’autres ont cité une meilleure intégration des PVVIH au sein de leur famille lorsque celles-ci réalisent qu’elles peuvent avoir une activité productive. Par ailleurs les PVVIH peuvent informer leurs parents sur le VIH/SIDA.

Les membres de REVS+ au Burkina Faso portent des T-shirts avec des messages de prévention lors d’une campagne de sensibilisation sur le VIH/SIDA.

Le photo : International HIV/AIDS Alliance and Horizons

La famille souhaite que j’aide mes jeunes parents…et donc ma famille est très heureuse que je ne dissimule pas mon état.
Prestataire de service séropositif, CHEP, Zambie

Ils me connaissent à l’hôpital et les portes me sont toujours ouvertes. Je vais là-bas et je m’assure qu’ils s’occupent de mes patients.
Conseiller séropositif, Siempre Vida, Equateur

Le groupe m’a vraiment remonté le moral…lorsque nous nous rencontrons dans le groupe, nous nous sentons mieux car nous sommes unis telle une famille. On est un soutien pour ceux qui viennent juste d’être dépistés.
Participant d’un groupe d’entraide de PVVIH, CHEP, Zambie

L’avantage c’est qu’en rejoignant l’association, j’ai appris tant de choses. Si j’étais resté enfermé à la maison, je ne saurais pas tant de choses.
Prestataire de services séropositif, MNP+, Inde

Toutefois, les personnes interviewées dans les quatre pays ont également mentionné des inconvénients ou difficultés soulevés par la participation des PVVIH, en fonction des activités réalisées et du niveau de visibilité. Par exemple, les PVVIH asymptomatiques impliquées dans la prise en charge peuvent recevoir des chocs psychologiques lorsqu’elles sont en contact étroit avec des personnes très malades. En Equateur et en Zambie, certaines PVVIH ont été victimes de discrimination et de stigmatisation à cause de leur participation visible aux activités d’associations de lutte contre le SIDA. Quelques personnes interrogées au Burkina Faso et en Zambie ont dit qu’il était même arrivé que des gens accusent les PVVIH de prétendre qu’elles sont séropositives pour obtenir de l’argent des bailleurs de fonds. Les ONG doivent être conscientes des effets négatifs possibles de la participation pour les limiter.

J’ai beaucoup souffert de discrimination depuis que j’ai fait savoir la vérité et surtout depuis que j’ai décidé de participer aux activités. Les gens se moquent de moi et mes amis ne veulent plus jouer au football avec moi…mes beaux-parents ont tout fait pour que ma femme me quitte et ils ont réussi.
Prestataire de service séropositif, Armée du Salut, Zambie

< Page précédente | Principaux résultats (suite) >

La participation des PVVIH renforce les ONG.

Les données de l’étude montrent que la participation des PVVIH à la prestation de services et à la gestion des ONG aide à améliorer les services et à renforcer les organisations de la façon suivante :

  • Amélioration des services de prise en charge qui deviennent mieux adaptés aux besoins des PVVIH et plus personnalisés.
     
  • Efficacité accrue des activités de prévention en améliorant la manière dont les gens perçoivent les PVVIH.
     
  • Sensibilisation des employés des ONG aux problèmes des PVVIH par la prise en compte de leur point de vue dans les organisations et en encourageant le personnel à reconnaître la contribution faite par les PVVIH.
     
  • Plus grande crédibilité de l’organisation et de ses services.
     
  • Champ d’action élargi avec inclusion d’activités de plaidoyer pour défendre les droits des PVVIH.

Je me suis rendu compte qu’il s’agissait de gens normaux comme vous et moi. Je peux manger avec eux et partager les mêmes plats. A présent, je comprends bien mieux le VIH qu’avant.
Prestataire de service séronégatif, Kara Counselling and Training Trust, Zambie

En outre, les personnes interviewées ont fait mention de plusieurs effets négatifs que peut avoir la participation des PVVIH pour une organisation. Toutefois, les répercussions négatives de la participation des PVVIH peuvent être atténuées si elles sont prises en compte en amont par les associations. Par exemple, des PVVIH qui ne sont pas suffisamment formées risquent de communiquer des informations inexactes ou d’imposer leurs propres solutions lors des séances de counseling. Quand les PVVIH tombent malades et meurent, l’ONG connaît une interruption de services et des coûts supplémentaires pour former les remplaçants, d’où un risque pour la viabilité à long terme de l’organisation elle-même. Dans certains cas, la visibilité fait de certaines PVVIH des sortes de « vedettes » avec toutes les tensions que cela entraîne au sein d’une organisation. Par ailleurs, des conflits peuvent survenir entre les PVVIH et le personnel séronégatif si le rôle et les contributions des uns et des autres ne sont pas estimés à leur juste valeur.

< Page précédente | Principaux résultats (suite) >

Le contexte socioéconomique influence profondément la participation des PVVIH.

Toute stratégie en vue de promouvoir une participation accrue des PVVIH dans les pays en développement doit tenir compte du contexte social, surtout les conditions de pauvreté, l’accès limité aux soins et aux traitements, l’inégalité entre les sexes ainsi que la stigmatisation et la discrimination. On remarque que la plupart des PVVIH qui participent dans les ONG impliquées dans l’étude proviennent de groupes à faibles revenus et doivent utiliser tout leur temps disponible pour gagner de l’argent, ce qui limite leur participation sur une base bénévole. Une mauvaise santé peut limiter la participation des PVVIH, bien que l’étude montre aussi que les PVVIH peuvent continuer à participer aux activités des ONG même quand elles sont symptomatiques, du moment qu’elles accomplissent des tâches qui tiennent compte de leur santé et pourvu qu’elles aient accès aux traitements. Les PVVIH, surtout les femmes et les personnes des groupes à faibles revenus, ont moins de chances d’avoir le niveau d’instruction nécessaire pour la prestation de services formels et la gestion de programmes. Dans certains endroits, l’analphabétisme est une barrière de taille entravant la participation. Les inégalités entre les deux sexes du point de vue de l’accès à l’éducation et aux services, des responsabilités ménagères, du fait qu’elles doivent s’occuper des enfants et qu’elles dépendent financièrement des hommes, empêchent bien des femmes séropositives de participer aux activités des ONG.

Si on ne donne pas l’argent pour le transport, seuls ceux qui sont vraiment motivés viennent. Quand ils savent qu’il existe un certain soutien, ils viennent. C’est probablement lié à la situation économique…il existe beaucoup de pauvreté, c’est difficile.
Membre d’ALAVI, Burkina Faso

Nous ne sommes pas très instruits…parfois quand je dois parler j’hésite…je ne sais pas comment m’exprimer.
Bénéficiaire séropositive de CCDT, Inde

La crainte d’être stigmatisées et discriminées retient de nombreuses PVVIH de s’impliquer dans des ONG, notamment dans les organisations perçues comme des « associations de PVVIH » ou pour assumer des fonctions qui requièrent une visibilité importante. On le constate au Burkina Faso et en Inde ainsi qu’ailleurs en milieu rural où un nombre moindre de PVVIH sont visibles. Le rejet par la famille, les amis et la société ainsi que l’ignorance et la discrimination dans les services de santé et sur le lieu de travail alimentent les craintes de s’engager. En Equateur et en Zambie, certaines des personnes séropositives interviewées ont décrit des expériences de stigmatisation et de discrimination liées à leur participation visible aux ONG.

En Afrique…ce n’est pas facile. Si les gens disent que vous participez aux activités d’une organisation de personnes infectées, vous êtes marqué.
PVVIH, Burkina Faso

< Page précédente | Principaux résultats (suite) >

Participer ne signifie pas forcément révéler sa séropositivité en public.

Dans les quatre pays, l’étude a décrit une vaste gamme d’activités associatives menées par des PVVIH qui n’impliquent pas toutes la révélation de leur séropositivité en public. Par exemple, tous les PVVIH ne révèlent pas leur séropositivité à leurs clients pendant les séances de counseling ou au public présent lors des activités de prévention. Toutefois, on a également trouvé dans chaque pays des exemples de PVVIH qui témoignent en public sans se cacher et donnent ainsi un visage humain à l’épidémie, bien que très peu de PVVIH acceptent de parler de leur expérience dans les médias. En Zambie, c’est dans les activités de prévention que le plus grand nombre de PVVIH sont impliquées, contrairement aux trois autres pays, où seuls quelques individus font de la sensibilisation. La plupart des personnes interrogées ont noté qu’un certain niveau de participation visible de la part des PVVIH au sein d’une ONG sensibilise davantage aux points de vue et besoins des PVVIH et améliore les services. Toutefois, le niveau de visibilité dans les activités devrait dépendre du choix des PVVIH. Les PVVIH ne doivent pas se sentir forcées à révéler leur séropositivité et les ONG doivent garantir la confidentialité pour tous leurs prestataires de services et leurs bénéficiaires.

Après nous avoir vus, ils ont une autre perception de la vie. La peur les abandonne. Ils commencent à entrevoir qu’ils peuvent eux-aussi changer et vivre leur vie.
Conseiller séropositif, Armée du Salut, Inde

Les PVVIH craignent que les membres des associations ne découvrent leur séropositivité. Ils ont peur d’être marginalisés par la suite.
Prestataire de service, AMMIE, Burkina Faso

Afin de faciliter leur participation à la recherche, les participants de l’étude utilisent des photographies pour discuter de la participation des PVVIH aux activités des associations lors d’un atelier d’analyse de données en Inde.

Le photo : International HIV/AIDS Alliance and Horizons   

< Page précédente | Principaux résultats (suite) >

La participation accrue des PVVIH requiert la mise en place d’un environnement un favorable dans les ONG.

Les chercheurs ont constaté que le manque de ressources financières appropriées pour rémunérer les PVVIH était un grave problème pour les ONG dans les quatre pays. Cependant, un grand nombre d’ONG doivent également examiner leurs propres modes de fonctionnement, leurs politiques et les attitudes de leur personnel si elles souhaitent accroître la participation des PVVIH. Il existe des obstacles spécifiques entravant cette participation, notamment :

  • Des attitudes paternalistes et des préjugés sur les PVVIH et leur participation de la part de nombreux professionnels de santé et travailleurs sociaux qui sont membres des associations.

Pour le moment, je ne pense pas que nous allons recruter une personne séropositive pour s’occuper des enfants.
Prestataire de services d’une ONG, Inde

  • Le manque de volonté institutionnelle et de politiques en vue de créer diverses possibilités et occasions de participer pour les PVVIH.

Les patients séropositifs ne participent au travail de notre organisation car nous n’avons pas de plans bien définis pour eux.
Prestataire de service séronégatif, Association Esperanza, Equateur

Ils m’ont dit que je pouvais venir et aider mais quand je suis arrivé, ils n’avaient aucune idée de ce que je pourrais faire.
Utilisateur de services séropositif, Equateur

  • L’attention insuffisante portée aux questions de genre et d’orientation sexuelle. Le fait de penser, à tort, que toutes les PVVIH ont les mêmes besoins, quel que soit leur sexe ou orientation sexuelle, peut amener les ONG à offrir les mêmes services à tous leurs usagers, en passant à côté de certains besoins particuliers des femmes ou des HSH. Les personnes interviewées en Equateur et en Inde ont également mentionné les attitudes homophobiques de certains employés des ONG qui empêchent les HSH de participer aux activités de ces organisations ou de dire qu’ils sont homosexuels ou bisexuels quand ils participent.

Quand nous avons une réunion et que les mères viennent avec leurs enfants, je réalise combien il est important que les enfants aient un endroit où ils peuvent jouer pour que leur mère puisse se détendre.
Prestataire de services séropositive Dios, Vida y Esperanza, Equateur

Création et gestion de groupes d’auto-support

Les groupes d’auto-support sont un volet important du soutien psychologique aux PVVIH car ils offrent un environnement non discriminatoire dans lequel les PVVIH peuvent partager leurs expériences et échanger des informations. Les ONG peuvent avoir recours aux mécanismes suivants pour renforcer les assises de tels groupes :

  • Aider les membres à se fixer des attentes et objectifs communs.
     
  • Chercher à faire participer les PVVIH dans une même région géographique, évitant ainsi des frais de transport qu’ils ne peuvent pas assumer.
     
  • Clarifier les rôles et responsabilités des membres des groupes d’auto-support et des ONG, notamment au niveau de la prise de décisions.
     
  • Mettre en place des mécanismes pour surmonter le décès des membres du groupe.
     
  • Permettre aux membres des groupes de renforcer leurs compétences.

L’étude a identifié cinq catégories de facteurs institutionnels qui contribuent à la création d’un environnement favorable à la participation des PVVIH : attitudes du personnel, politiques et procédures non discriminatoires ; formation ; soutien psychologique ; soutien matériel et fonctionnement en réseaux. Ces facteurs sont développés dans la section des recommandations.

Table des matières | Prochaine >


Voyez aussi

Pur plus d'information contacter: 
Horizons 
Population Council 
4301 Connecticut Ave. NW, Suite 280 
Washington, DC 20008
Télephone : +1 202 237 9400 
Fax :  +1 202 237 8410 
Courriel: horizons@popcouncil.org 



Dernière mise à jour
19 Nov 2007

 

Publications et Ressources

"Vers une participation accrue des PVVIH au Burkina Faso," Résumé de la recherche (2002)(document)

"The participation of people living with HIV/AIDS (PLHA) in community-based organizations," Horizons Research Summary (1999)(document)

Plus des publications de Horizons sur les populations vulnérables

Plus des publications de Horizons sur treatment, care, and support