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Numéro Spécial, Octobre 2003 Transitions vers l’Âge Adulte LAfrique du Sud est l’un des pays les plus durement frappés par le VIH. Ici, presque 25 pour cent des femmes bénéficiant de soins prénatals sont infectées par le VIH. Dans la province la plus peuplée du pays, le KwaZulu-Natal, ce chiffre atteint 34 pour cent. Les comportements sexuels à risque chez les jeunes sont fréquents et par ailleurs, plus de 35 pour cent des Sud-Africaines de 19 ans ont déjà connu au moins une grossesse. L’étude sur les «Transitions à l’âge adulte dans le contexte du SIDA en Afrique du Sud» examine les facteurs pouvant influencer la vie et le comportement sexuel des jeunes gens dans le KwaZulu-Natal. Cette étude longitudinale est le fruit d’une collaboration entre le Population Council, l’Université de Tulane, l’Université du Natal-Durban et Development Research Africa (une organisation de recherche sud-africaine). Les documents de travail examinés dans cet article analysent les faits obtenus à partir d’un premier tour de collecte de données. Opportunités pour les adolescents Cette étude a révélé que le sexe était de loin plus important que le groupe ethnique dans la prédiction de prise de risque par un adolescent. Par exemple, les filles vivant dans des communautés où l’activité sportive est très développée, ou qui vivent dans des quartiers où la fréquentation de l’école est facile, avaient tendance à dire qu’elles n’avaient pas eu de rapport sexuel au cours de l’année écoulée. Un facteur, à savoir la perspective d’un emploi, s’est avéré être en corrélation avec des comportements de moindre prise de risque chez les garçons tout comme chez les filles. Les filles vivant dans des zones où les possibilités de gain étaient élevées avaient 2,5 fois plus de chances de signaler avoir utilisé un condom lors de leur dernier rapport sexuel que les filles vivant dans les communautés où moins d’adolescents avaient un emploi. Les garçons issus de communautés à rémunération plus élevée avaient 50 pour cent plus de chances de signaler leur utilisation du condom lors de leur dernier rapport sexuel que les garçons issus de zones à plus bas niveaux de salaires. «C’est un domaine qui mérite davantage de recherches», affirme l’ancienne associée de recherche du Population Council, Carol E. Kaufman. «Parce que cette analyse était basée sur un seul tour de collecte de données, il n’est pas possible de déterminer des rapports de cause à effet. Cependant, il se peut que lorsque les jeunes gens ont plus d’opportunités d’éducation et d’emploi, ils puissent plus vraisemblablement s’abstenir d’activités sexuelles ou avoir recours à des pratiques sans risque lors de leurs rapports». Kaufman, actuellement à l’Université du Colorado, est une consultante du Council. Attitudes vis-à-vis de la grossesse Chez les filles, plus le taux de fréquentation scolaire était élevé dans leurs communautés, plus elles avaient tendance à vouloir retarder la grossesse. Les filles africaines avaient trois fois plus de probabilités que les blanches ou indiennes indiennes à dire qu’une grossesse constituerait un gros problème. Même après avoir vérifié leurs niveaux de revenus, les préférences des filles en matière de procréation étaient significativement en corrélation avec la perception du risque d’infection au VIH parmi leurs pairs. «Il semble que pour certains adolescents—et pour les filles plus que les garçons—le danger de l’infection par le VIH est en passe de devenir un élément du calcul lorsqu’ils déterminent la désirabilité de devenir des parents», affirme Naomi Rutenberg, associée principale du programme Horizons du Population Council. La recherche dans le cadre de ce programme essaie de déterminer les types d’interventions qui contribuent à prévenir la transmission du VIH, fournir des soins et appuis et réduire les souffrances causées par le SIDA. Bien qu’il ne soit pas possible de déterminer des relations de cause à effet à partir de cette recherche, les données soulignent les points d’opportunité d’interventions. Les programmes concentrés sur l’accroissement des opportunités de gagner sa vie pour les garçons et filles pourraient constituer un encouragement important à adopter des comportements sexuels sans risque—par exemple, l’abstinence, la fidélité et l’utilisation du condom. Les programmes qui assistent les adolescents à procéder à une évaluation exacte de leur risque de VIH seraient également bénéfiques. Février 2003 Sources Rutenberg, Naomi, Carol E. Kaufman, Kate Macintyre, Lisanne Brown et Ali Karim. 2002. “Pregnant or positive: Adolescent childbearing and HIV risk in South Africa,” Policy Research Division Document de travail no. 162. New York: Population Council. Financement extérieur Le programme de recherche Horizons financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international est mené en collaboration avec l’International Center for Research on Women, l’Alliance internationale contre le VIH/SIDA (the International HIV/AIDS Alliance), le Program for Appropriate Technology in Health, l’Université de Tulane, l’Université Johns Hopkins et Family Health International. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||